Le blog de campagne de Laurent Bourquin

14 juin 2007

Le message de François Bayrou

Paris, le 12 juin 2007

Cher amis,

Quelques heures après le premier tour de scrutin, je tenais simplement à vous dire

toute ma gratitude pour la campagne que vous avez menée ces semaines dernières,

et qui nous a permis d’être présents dans plus de 550 circonscriptions.

Vous avez mené ce combat avec courage, flamme et panache. J’ai apprécié le travail

de chacun d’entre vous.

Bien sûr, vous savez à quel point ce mode de scrutin est injuste pour une formation

politique indépendante. Mais le score que nous avons atteint à l’échelon national est

marquant. Tous auront l’occasion de vérifier qu’il ne s’agit que d’un début. Car grâce

à vous, c’est une nouvelle page de notre histoire politique que nous allons écrire.

D’autres échéances arriveront très vite, comme les municipales et les cantonales en

2008. Nous devrons consolider et poursuivre ce travail d’implantation et de maillage

du territoire. J’ai vu, durant cette campagne, la diversité des talents, des profils, des

énergies qui sont les vôtres. Ensemble, nous allons poursuivre ce combat pour le

pluralisme, l’indépendance et la liberté au sein de la vie politique française.

Je vous renouvelle tous mes remerciements et vous assure de toute mon amitié

François Bayrou

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12 juin 2007

L’UDF-Mouvement Démocrate a recueilli un score de 5,23% sur la 3è circonscription du Doubs. Ce résultat décevant s’explique à la fois par la logique de bipolarisation qu’implique le mode de scrutin et par la dynamique qu’a créée l’élection présidentielle en faveur de Nicolas Sarkozy.

 

J’ai conduit avec l’aide et le soutien de toute notre équipe une campagne de proximité, très active. J’ai partout rencontré un accueil chaleureux. C’est en partageant les préoccupations de tous que j’ai élaboré dix projets concrets pour l’avenir de notre région. Je fais le vœu que ces idées puissent être reprises et améliorées par celui qui aura la charge de représenter notre circonscription à l’Assemblée nationale.

 

Je remercie les deux mille électeurs qui m’ont accordés leur confiance.

 

Depuis la création du MoDem (Mouvement Démocrate), voici à peine plus d’un mois, plus de 85,000 français sont venus spontanément nous rejoindre. Cet élan s’est traduit par l’arrivée de nombreux sympathisants et de dizaines de nouveaux militants sur le nord du Doubs.

 

Avec Gérard Faivre, Président de la Fédération de Franche Comté et du Doubs, je tiens à les remercier chaleureusement pour leur soutien et leur contribution à cette campagne. Après cette première étape, se tiendra à l’automne le congrès constitutif du MoDem auquel tous ceux qui souhaitent que notre pays dépasse les vieux clivages politiques sont invités à participer.

 

 

 Laurent BOURQUIN 

 

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08 juin 2007

Carnet de campagne

Carnet de campagne

Premier tour des élections : J-1 !

Pour rencontrer Laurent Bourquin et Patrick Gesell, n'hésitez pas à laisser un message sur le blog ou à téléphoner. Réagissez aux articles publiés sur ce blog. Nous vous répondrons !


VIDEO : Laurent Bourquin explique les raisons de sa candidature et prend des engagements concrets :

http://www.dailymotion.com/video/x2228r_laurent-bourquin


Dernières réunions publiques :


-le jeudi 7, Laurent Bourquin s'est rendu au discours d'inauguration des Rencontres Professionnelles à Numérica Montbéliard (9h), puis a passé la journée dans le quartier du Mont Christ, aux Batteries du Parc, et au quartier de la Prairie.

-le vendredi 8, il est allé aux marchés de L'Isle-sur-le-Doubs et de Champvallon le matin; l'après-midi, il s'est rendu à Bart, Bavans et St. Suzanne.


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Collage d'affiche avant la réunion de Charquemont (25 mai)



Au cours de ces quatre semaines, Laurent Bourquin aura parcouru l'ensemble des 169 communes de la crconscription. Il était mardi 15 mai avec les habitants de Sainte-Suzanne, jeudi 17 mai à Arcey et dans les villages voisins, notamment Geney, Onans, Appenans, vendredi 18 mai à Bart, Issans et Allondans, samedi 19 mai à Bavans, Présentevillers, Sainte-Marie, Reynans, Aibre et Semondans. Laurent Bourquin s'est également rendu à Clerval le 21 mai, à Sancy-le-Grand le 22 mai, et à Maîche le 23 mai. Il s'est rendu à Charmauvillers, Goumois, Trévillers, Féssevillers, Thiébouhans et Damprichard le 24; et à Frambouhans, aux Ecorces, à Fournet Blancheroche et Charquemont le 25. Le samedi 26 mai, il s'est rendu à Longevelle, et a donné une réunion publique à la Maison des Associations de L'Isle-sur-le-Doubs à 20h.  Le mardi 29 mai, il est allé au marché de la Petite-Hollande, puis au canton de Rougemont (Romain, Huanne, Avilley, Mondon, Gouhelans, Cuse, Cubrial, Abbenans, Gondenans); une réunion publique s'est tenue à la mairie de Rougemont.

Le mercredi 30 mai, il a rendu visite aux commerçants de Montbéliard pendant la matinée, et les nouveaux adhérents/sympathisants/curieux du MoDem-UDF et de Laurent Bourquin sont venus à la permanence de campagne à Montbéliard. Le jeudi 31, il a rencontré les habitants de Liebvillers (9h), Chamesol (10h), Montandon (11h), Vaufrey et Glère (14h), Burnevillers et Indevillers (15h); à Courtefontaine (16h), Montchéroux (17h), et St Hippolyte (18h-21h). Le vendredi 1er juin, il s'est rendu au marché de Bethoncourt le matin ; une réunion publique a eu lieu à la Salle du Centre Culturel de Champvallon, à 20h. Le samedi 2 juin, Laurent Bourquin est allé au marché du Près-la-Rose le matin, et a passé le reste de la journée à Baume-les-Dames avec son suppléant Patrick Gesell. Le mardi 5 juin, Laurent Bourquin s'est rendu à la Citadelle (Montbéliard) le matin, puis a fait une réunion publique à la Chiffogne à 17h.


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Rue Cuvier à Montbéliard, le mercredi 6 juin


Il a animé un café citoyen au Stockholm Post (ex-Relais de la Poste) Place Ferrer à Montbéliard, à 20h, auquel les journalistes de L'Est Républicain et du Pays étaient présents. Le mercredi 6, il est allé au marché du centre ville à Montbéliard (Place Denfert-Rochereau) le matin, puis a organisé une réunion publique à la Petite-Hollande, au Centre des Hexagones.


 -REUNION EXCEPTIONNELLE : le lundi 28 mai, Laurent Bourquin, Patrick Gesell (suppléant) et Nathalie Griesbeck (députée européenne UDF du Grand Est) ont eu le plaisir de répondre à vos questions et commentaires lors d'une réunion publique à Montbéliard (salle Mouhot).

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...avec son suppléant Patrick Gesell (gauche) et son mandataire financier Gérald Grouazel

Une rencontre avec des habitants de la Petite-Hollande s'est tenue lundi 14 mai. Cages d'escalier insalubres, halls d'entrée mal entretenus ... de nombreuses personnes ont souligné la dégradation des conditions d'habitation dans la ZUP au cours des dernières années. Les efforts récemment déployés sont largement insuffisants. La reconstruction du quartier du Petit Chesnois est plutôt bien perçue, mais elle aurait dû commencer beaucoup plus tôt et les conditions de relogement des personnes déplacées pas toujours comprises.

Dimanche 13 mai était pour tous jour de liesse à Montbéliard. Les footballeurs sochaliens nous ont offert un grand moment de bonheur, mais aussi nous ont donné une leçon : même dans les situations difficiles, on peu toujours rebondir, mais à condition d'avoir la volonté de se battre pour aller chercher la victoire. De même nous pouvons échapper à la désindustrialisation du Pays de Montbéliard, mais il nous faut nous battre davantage pour mieux promouvoir à l'extérieur les atouts de la région.

Laurent Bourquin et Patrick Gesell ont rencontré samedi 12 mai les habitants du Pays Baumois. Ils ont été reçus chaleureusement par des habitants des villages autour de Baume-les-Dames, notamment Hyèvre-Paroisse, Villers-Saint-Martin, Lomont sur Crête, Autechaux, Voillans et Verne. Le projet de création d'un Parc Naturel Régional des montagnes du Lomont (voir article séparé) a été acueilli comme un moyen permettant de mettre en valeur la beauté de nos sites naturels et ainsi de renforcer l'image de notre région.

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24 mai 2007

Lancement du Mouvement Démocrate

François Bayrou : "Le Mouvement Démocrate propulsera une génération politique nouvelle!"

Le jeudi 24 mai, devant plus de 6000 militants réunis au Zénith (Paris), François Bayrou a lancé la campagne du MoDem pour les élections législatives :

VIDEO : www.dailymotion.com/video/x22nsv_bayrou-zenith-modem

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23 mai 2007

Le parcours de Laurent Bourquin

Laurent Bourquin est un enfant du pays. Il fait ses études au lycée Cuvier, puis Sciences Po à Paris et l'Ecole nationale supérieure des PTT avant d'entrer à France Télécom. Après un séjour au Ministère de l'économie où il représente la France auprès d'organisations internationales, il rejoint l'entreprise où il exerce des responsabilités en gestion, marketing et développement international. Il est convaincu que l'innovation et l'efficacité doivent être conciliées avec le respect du Service Public. Passionné par les sciences humaines, il a enseigné pendant 5 ans l'économie à Sciences Po Paris.

Séduit par le projet de François Bayrou, il entre à l'UDF en 2004, et est élu au Conseil National de l'UDF où il représente le département du Doubs.

A 44 ans, il est marié et père de trois enfants.

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Patrick Gesell, suppléant

Patrick Gesell : 44 ans, marié et père de 4 enfants. Natif de la région, il a décidé de s'installer à Baume-les-Dames en 1999. Diplômé d'études supérieures en gestion, son goût du contact l'a toujours poussé vers les autres.

En vingt ans de vie professionnelle, il s'est enrichi d'expériences variées dans le monde des entreprises, publiques et privées, dans les secteurs industriel et tertiaire, et toujours au contact à la fois des ouvriers, des employés et des chefs d'entreprises.

Il a animé plusieurs associations de jeunes, et aujourd'hui il dirige un groupe de musiciens.

Patrick Gesell affirme : "J'ai acquis la conviction qu'il est urgent de réconcilier compétitivité et solidarité. C'est pourquoi, lorsque François Bayrou a construit son programme de réunification des Frances aux multiples visages, m'investir à ses côtés s'est imposé."

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Petite-Hollande : Réponse au collectif 13,000 ensemble

Le collectif 13 000 ensemble a adressé à tous les candidats de la 3ème circonscription du Doubs une lettre, les interrogeant sur ce qu'ils feront pour le quartier de la Petite-Hollande. Les questions portaient sur le chômage, les conditions d'habitat, la vie sociale du quartier et la réussite scolaire.

Voici la réponse de Laurent Bourquin :

Madame,

A la suite de votre lettre à propos du quartier de la Petite-Hollande, je vous livre ici mes réponses, et les propositions concrètes que je fais pour ce quartier. Je tiens à saluer la démarche de votre association, car nous aurons besoin de la participation de tous les habitants de la Petite-Hollande pour mettre en œuvre notre projet collectif ambitieux.

1°/ Le chômage – et celui des jeunes en particulier – est un fléau pour la Petite-Hollande. Tous les problèmes de sécurité, de marginalisation de certaines populations ont pour origine le chômage endémique qui touche certains quartiers, et en particulier la Petite-Hollande et la Chiffogne.

Il n’est plus tolérable de voir des jeunes ayant suivi des formations professionnelles être sans emplois. Je propose d’établir une «cartographie » précise des métiers qui recruteront dans les cinq années à venir. Cette cartographie sera diffusée auprès de tous les jeunes, qu’ils soient encore dans le système scolaire ou qu’ils en soient sortis. En effet, il nous faut à tout prix éviter que des jeunes se lancent dans des formations qui débouchent sur le chômage, faute de débouchés.

Face aux risques majeurs de délocalisations et de fermetures d’entreprises dans le Pays de Montbéliard, il devient pour nous urgent de mieux valoriser à l’extérieur les atouts de notre région afin d’y attirer de nouveaux investisseurs. Si je suis élu, je m’engagerai à fond dans ce combat, avec l’aide de toutes les forces vives de la région.

2°/ J’ai rencontré à maintes reprises les habitants de la Petite-Hollande. J’ai été chaque fois témoin des conditions d’habitat pour le moins préoccupantes dans certains îlots (cages d'escalier insalubres, halls d'entrée mal entretenus, nuisances sonores permanentes). De nombreuses personnes ont souligné la dégradation des conditions d'habitation dans la ZU au cours des dernières années. Les efforts récemment déployés sont largement insuffisants. La reconstruction du quartier du Petit Chesnois est plutôt bien perçue, mais elle aurait dû commencer beaucoup plus tôt et les conditions de relogement des personnes déplacées ne sont pas toujours comprises. Si je suis élu député, je me battrai pour que soit lancé un plan d’urgence de rénovation de l’habitat social dont une condition de mise en œuvre consiste à replacer les organismes HLM sous le contrôle plus étroit des communes et du département.

 

3°/ Vous avez raison de mentionner la dégradation de la vie sociale de la Petite-Hollande. Il faut que les habitants soient davantage impliqués dans les décisions qui les concernent, et je m’engage à mener ce combat collectif avec toutes les personnes compétentes, toutes les bonnes volontés, qu’elles soient de Droite, de Gauche ou du Centre. Ce n’est pas en opposant un bloc contre un autre que les problèmes des habitants du quartier seront résolus. Je rendrai très régulièrement compte de mon action à l’Assemblée nationale, à travers des réunions à la Petite-Holland et une information en direct sur mon site internet.

Une des causes de cette dégradation de la vie sociale me semble être le manque d’encadrement des jeunes. Je pense qu’il serait indispensable de réintroduire des gardiens d’immeuble dans chaque grand ensemble, ce qui d’ailleurs créerait des emplois de proximité, ainsi que des correspondants de nuit, idée que nous avions d’ailleurs débattue ensemble voici quelques mois.

Je me battrai aussi pour le soutien à la parentalité et au devoir d’éducation, en promouvant une diversification des structures d’accueil des jeunes enfants.

 

4°/ La réussite scolaire des élèves de la Petite-Hollande est au cœur de tous les autres sujets : elle est nécessaire pour donner à tous à la fois le bagage indispensable qui fera de lui un citoyen responsable et une formation répondant aux besoins de la région.

L’une des toutes premières priorités du programme de François BAYROU consiste à créer des classes d’excellence dans tous les collèges et les lycées. Est-il en effet normal qu’un élève du collège Brossolette, débute dans la vie avec infiniment moins de chances qu’un élève qui aurait suivi sa scolarité dans les beaux quartiers des grandes villes.

Je me battrai pour des effectifs adaptés en fonction du niveau des élèves, ne dépassant pas vingt cinq élèves par classe. L’école républicaine est au cœur de mon projet pour rétablir l’égalité des chances à la Petite-Hollande et donner à tous la possibilité de réussir.

Je suis contre la fusion des deux collèges, car ce n’est pas dans de grandes structures que les élèves peuvent s’épanouir. Une des conditions essentielles pour la réussite scolaire est un suivi individuel des élèves, que seules les structures à taille humaine peuvent assurer.

 

J’espère que ces réponses ont été utiles. Je veux encore vous dire que la résolution des problèmes de la Petite-Hollande est une urgence. Je serai très présent sur le terrain, avec l’aide de mon suppléant Patrick Gesell et de toute mon équipe, hommes et femmes d’expérience qui connaissent bien les préoccupations des habitants.  

Je vous prie d’agréer l’expression de mes salutations respectueuses,

 
Laurent Bourquin

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08 mai 2007

Dix projets pour notre région

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Laurent Bourquin : une ambition forte

pour le Doubs

Cette ambition, je veux l'illustrer par dix projets concrets :

Mieux valoriser nos atouts pour créer des emplois

  1. Créer une agence industrielle dotée de moyens efficaces, qui sera l’ambassadrice du Nord Franche-Comté auprès des investisseurs du monde entier

  1. Regrouper les moyens du Pays de Montbéliard et du territoire de Belfort dans le domaine économique, afin de construire ensemble un pôle attractif autour d’une image forte et commune

  1. Ouvrir à Montbéliard, en partenariat avec de Grandes Écoles, l’Institut Européen de la Création d’Entreprises, afin de former des jeunes porteurs de projets à la création d’entreprises

  1. Créer le Parc Régional des Montagnes du Lomont, allant de Baume-les-Dames à la frontière suisse, afin de valoriser notre patrimoine naturel pour développer le tourisme

Donner à tous la chance de réussir

  1. Obtenir la création de classes d’excellence dans tous les collèges et lycées et exiger des effectifs adaptés en fonction du niveau des élèves, ne dépassant pas vingt-cinq élèves par classe

  1. Établir une cartographie précise des métiers qui recruteront dans les cinq années à venir et regrouper tous les moyens existants pour donner une formation à tous les jeunes, répondant aux besoins des entreprises, en particulier des PME et des artisans

  1. Lancer un plan d’urgence de rénovation de l’habitat social et placer les organismes HLM sous le contrôle plus étroit des communes

Faire de notre région un endroit où il fait bon vivre

  1. Promouvoir une vraie politique de la ruralité, grâce à une plus grande solidarité entre la ville et la campagne, avec une remise à niveau des services publiques dans les petites communes, l’aide à la création de maisons de services, à l’installation de médecins, le haut débit pour tous

  1. Faire du Nord du Doubs une vitrine du développement durable et lancer un vaste programme d’isolation des logements anciens et de promotion des énergies renouvelables, solaire et géothermique

  1. Mettre en place un réseau de transports légers et rapides entre Montbéliard et Belfort, efficacement connecté avec le TER dans la vallée du Doubs, ainsi qu’entre les communes rurales et les centres urbains

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07 mai 2007

Le Mouvement Démocrate est né

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LE MOUVEMENT DEMOCRATE EST NĒ !

Nicolas Sarkozy a été élu par une nette majorité de Français. Il aura ainsi les moyens de conduire le programme pour lequel il a été choisi. Nous lui souhaitons bonne chance pour conduire les réformes dont notre pays a tant besoin.

Les sept millions d’électeurs de François BAYROU se sont reportés en parts égales sur les deux candidats du second tour, signe manifeste d’une grande maturité politique et preuve de notre diversité.

Jeudi prochain, François BAYROU confirmera la création d’un grand Parti Démocrate. Il concrétisera le vœux de nombreux Français de sortir de l’opposition bloc contre bloc et de voir l’ancienne UDF se transformer en un grand parti, au centre de la vie politique de notre pays.

François BAYROU annoncera également la présence de candidats du nouveau Parti Démocrate aux élections législatives dans les 577 circonscriptions.

Comme vous le savez, je porterai les couleurs de ce grand Parti Démocrate dans la troisième circonscription du Doubs. L’Assemblée Nationale ne doit plus être une simple chambre d’enregistrement où une très large majorité de députés approuvent aveuglément tout ce qui leur est proposé par le Gouvernement et où une petite minorité se retranchent dans l’opposition systématique.

Si je suis élu député, avec tous les élus de ce futur parti démocrate, je voterai toutes les réformes qui vont dans le bon sens pour le pays, mais saurai, fort de l’écoute des habitants de notre région, exercer un devoir d’alerte et dire non quand ce sera nécessaire.

Je présenterai dans quelques jours le projet de notre équipe pour préparer l’avenir du Pays de Montbéliard et de tout le nord du département du Doubs, avec dix propositions concrètes que j’ai travaillées avec nombre d’entre vous.

Je prendrai aussi des engagements forts et concrets pour mieux vous écouter, mieux vous représenter en étant à temps plein votre député et en ne me présentant à aucun autre

mandat.
Laurent BOURQUIN 

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03 mai 2007

Un projet à la hauteur de nos ambitions !

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Plus que quelques jours avant l'annonce de mon projet pour l'avenir de Montbéliard et du Nord du Doubs !

J'ai consulté au cours des derniers mois de nombreuses personnes, élus, responsables économiques, salariés, associations de jeunes, mères de famille... J'ai écouté chacun expliquer ses difficultés, ses aspirations . C'est au terme de ce long travail de réflexion et de dialogue que j'ai, avec le soutien de toute mon équipe, élaboré le projet que je vous présenterai dans quelques jours.

Notre région sera au cours des prochaines années, confrontée à d'immenses défis. Elle possède les atouts qui lui permettront de les surmonter. A nous tous d'être ambitieux et de savoir ensemble les valoriser.

Je veux incarner cette ambition et ce renouveau, qui dépasse largement les vieux clivages politiciens.

"La seule limite à ce que nous pourrons faire demain, ce sont nos doutes d'aujourd'hui" J.F. Kennedy

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29 avril 2007

Soutenir le combat des enseignants de Montbéliard

SOUTENIR LE COMBAT DES ENSEIGNANTS DE MONTBELIARD

Les enseignants du Lycée Cuvier occupent leur établissement depuis plusieurs semaines et ont repris leur mouvement après les vacances de printemps. J’assure parents et professeurs de mon total soutien. Ancien élève du Lycée Cuvier, je sais tout ce que dois à son corps enseignant. J’en suis convaincu, c’est grâce à des classes qui à l’époque comptaient entre vingt et trente élèves, propices à un enseignement de qualité et à un suivi individuel de chacun, que j’ai pu comme d’autres de mes camarades, ensuite accéder aux Grandes Ecoles.

Tous les lycées de France, qu’ils se trouvent à Montbéliard ou dans les grandes villes, doivent offrir aux élèves un égal accès à la réussite. L’égalité des chances commence par l’école de la République. C’est pourquoi, je m’élève avec vigueur contre le projet de réduction du nombre de professeurs à la prochaine rentrée, qui porterait le nombre d’élèves par classe à plus de 36. On n’a pas le droit de pénaliser ainsi la jeunesse du Pays de Montbéliard.

Si je suis élu député en juin, je m’engage à soutenir le combat pour un enseignement de qualité et pour la garantie des moyens, avec des classes d’excellence dans chaque établissement et avec des classes ne dépassant jamais trente élèves, avec un objectif de ving-cinq.

Laurent BOURQUIN         

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20 avril 2007

Bayrou à Besançon


Bayrou à Besançon
Vidéo envoyée par bayroufr
J'étais à Besançon ce vendredi 13 avril, au discours de François Bayrou : profondément humain, entre l'émotion due à la fracture sociale et la dureté des chiffres, il délivre des propositions cohérentes, réalistes.

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Rejoignez l'équipe de L. Bourquin!

Il n'est pas trop tard pour rejoindre l'équipe de Laurent Bourquin!

Depuis l'annonce de leur candidature, Laurent Bourquin et Patrick Gesell se réjouissent de voir arriver jour après jour de nombreux soutiens.

Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues pour mener la campagne électorale, jusqu'aux votes des 10 et 17 juin 2007. Rejoignez-les, rejoignez leur équipe!

Ecrivez à : laurent.bourquin@wanadoo.fr

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Rejoignez nous autour des valeurs de François BAYROU

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Rejoignez-nous autour des valeurs de François BAYROU

Protéger l'environnement, créer des emplois, procurer à tous un logement décent, aider à la création d'entreprises, améliorer notre système de santé qui se dégrade d'année en année, redonner la priorité à l'enseignement et à la recherche, remettre la France au cœur de l'Europe, voilà mes préoccupations.

Je prépare, avec l'aide de mon équipe et le soutien de spécialistes dans chacun de ces domaines, un projet qui comprendra dix propositions concrètes pour l'avenir de Montbéliard et de sa région. Ce projet vise à redonner espoir et ambition à notre région. Ce sera un projet collectif autour duquel j'appelle toutes les femmes et les hommes de bonne volonté à se rassembler.

J'ai rencontré cette semaine François Bayrou. Nous faisons les mêmes constats, lui au niveau national, moi au niveau du Doubs. Nous partageons les mêmes idées, les mêmes valeurs humaines, le même désir de lutter contre l'exclusion. Nous croyons tous deux à la nécessité de rassembler toutes les forces de notre pays pour sortir de la crise, au-delà des rivalités politiques gauche-droite. Au-delà de vos croyances politiques, rejoignez-moi, venez travailler avec nous à l'avenir du Doubs.

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Créer le Parc Régional

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J'ai une ambition forte pour le Doubs. Cette ambition, je veux l'illustrer par dix projets concrets, dont voici le premier : créer le Parc Régional des Montagnes du Lomont, allant de Baume-les-Dames à la frontière suisse, afin de valoriser notre patrimoine naturel pour développer le tourisme.
Le Parc Régional des Montagnes du Lomont contribuera à protéger notre environnement et notre cadre de vie, à maintenir l'écosystème et à préserver la flore et la faune de notre région. Il créera des emplois, de la richesse. Il sera un atout supplémentaire pour faire connaître du public notre région. le Parc Régional des Montagnes du Lomont s'inscrit dans une série de mesures destinées à mieux valoriser nos atouts pour créer des emplois.

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19 avril 2007

Redonner sa place à notre agriculture

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Redonner sa place à notre agriculture

En vingt ans, l’agriculture française a beaucoup évolué : les exploitations se sont agrandies et modernisées. Aucune profession ne s’est aussi rapidement adaptée aux défis de la mondialisation.

Mais ces adaptations ont un revers : en Franche Comté, le nombre d’exploitations a été divisé par deux, beaucoup d’agriculteurs sont restés au bord du chemin et leur revenu moyen a baissé en moyenne de 1,3 % par an depuis dix ans, avec des écarts considérables entre les situations.

Face aux enjeux du commerce international, du développement durable, de la baisse programmée des subventions européennes, le monde agricole s’interroge sur son avenir.

Avec François BAYROU, fils et petit-fils d’agriculteur, l’UDF propose des réponses innovantes aux interrogations du monde agricole :

·        Défendre l’avenir de la PAC, mais en simplifier les règles

·        Tourner le dos aux subventions qui déconnectent le revenu des agriculteurs de leur travail et remettre en place une politique de prix rémunérateurs

·        Renforcer l’organisation économique de chaque filière pour redonner aux producteurs le pouvoir de négocier avec les grosses centrales de distribution

·        Réorienter les élevages vers des systèmes plus herbagers

·        Mettre en place un véritable plan de développement des biomasses, avec une fiscalité incitative

·        Exiger de l’OMC qu’elle reconstruise un commerce équitable, avec des tarifs douaniers différenciés, de telle sorte que les cours ne soient nulle part inférieurs aux coûts de production

Laurent BOURQUIN         

Candidat aux élections législatives

dans la troisième circonscription du Doubs

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17 avril 2007

Sauvons le commerce de proximité

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SAUVONS LE COMMERCE DE PROXIMITĒ

L’avenir du commerce de proximité est essentiel pour la survie de nos villages et de nos centre – villes. C’est aussi un gisement d’emplois considérable.

Pourtant, le petit commerce est aujourd’hui menacé. Savez-vous que dans le Doubs, le nombre de boucheries – charcuteries a été réduit d’un tiers en moins de dix ans ?

Entre Ségolène Royal qui veut encore alourdir les prélèvements obligatoires, se refusant à toute réforme courageuse de l’État et du régime des retraites et Nicolas Sarkozy qui prône l’ouverture des magasins le dimanche au seul bénéfice des grandes surfaces, François BAYROU propose une voie différente, plus équitable et plus humaine.

En plus des mesures générales en faveur de tous ceux qui travaillent et embauchent :

-          transfert d’une partie des cotisations sociales vers la CSG et la TVA pour alléger le coût du travail ;

-          possibilité pour toutes les entreprises, quelque soit leur taille, de créer pendant cinq ans un à deux emplois en exonération totale de charges (sauf les inévitables cotisations retraite)

-          prime de 35 % sur les heures supplémentaires, totalement exonérées de charges,

François Bayrou propose une vraie politique en faveur du commerce.

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10 avril 2007

La mondialisation : menace ou opportunité ?

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La mondialisation : menace ou opportunité ?

J’ai rédigé cette contribution afin d’essayer de nous aider à mieux comprendre les défis posés à Montbéliard et à sa région par la mondialisation. J’ai voulu battre en brèche quelques idées fausses. On lira à la fin de cette analyse des propositions concrètes, dont cette note ne fait qu’esquisser quelques pistes et reprises pour l’essentiel dans le programme de François BAYROU et de l’UDF.

Un vrai défi lancé à notre économie

L’ouverture des économies nationales sur le monde est un phénomène ancien. La libéralisation des échanges depuis les années d’après guerre, illustrée par d’importantes baisses de barrières douanières et la constitution de vastes espaces de libre-échange, n’ont fait qu’accélérer le mouvement. Déjà, dans les années soixante, les exportations absorbaient 15 à 20 % de la production française. Ce pourcentage est monté à 25 % dans les années 90.

Cette internationalisation des échanges était très largement vécue comme une opportunité par  la majorité des Français : elle offrait des débouchés à nos secteurs industriels de pointe, à notre agriculture largement subventionnée et au secteur des services qui était largement excédentaire. Globalement, dans les années 90, environ 3 ,5 millions d’emplois dépendaient directement de nos exportations. La « note à payer », pour élevée qu’elle fût dans certaines régions, semblait ne concerner que quelques secteurs inexorablement condamnés au déclin.

Que s’est-il donc passé pour que dix ou quinze ans plus tard, la responsabilité de tous les maux dont souffre notre économie soit attribuée à une cause presque unique : la mondialisation ?

Le mot  « mondialisation » est aujourd’hui considéré comme porteur de menaces lourdes par la plupart de nos concitoyens. Un sondage CSA d’octobre 2003 indiquait que 72 % des français se déclaraient « inquiets ou hostiles » face à la mondialisation. La classe politique utilise ce terme au mieux entouré d’infinies prudences oratoires, au pire à l’instar des « alter-mondialistes »,  en le vouant aux gémonies.

Les statistiques semblent illustrer cette menace :

-         

la France

est passée du rang de quatrième exportateur mondial au sixième ;

-         premier pays d’accueil au monde des investissements directs étrangers au début de la décennie 90, elle ne figure plus parmi les principales terres d’accueil de ces investissements ;

-         notre balance commerciale, excédentaire de plus de 30 milliards d’euros il y a cinq ans, est désormais déficitaire ;

-         notre PIB par habitant est passé du septième rang des pays de l’Europe des 15 en 1985 au douzième rang en 2002.

L’une des données qui illustre le mieux cette menace est celle du solde d’emplois résultant des échanges extérieurs. Si les exportations réussissent encore à créer des emplois dans des secteurs à forte intensité capitalistique tels que l’aéronautique, l’électronique, voire l’automobile, les importations touchent de plein fouet ce qui reste des secteurs à fort contenu en main d’œuvre. Le bilan en emplois de la mondialisation serait donc beaucoup plus négatif que ne le laisseraient apparaître les simples chiffres de la balance commerciale.

Mais des réponses inadaptées

Les solutions avancées pour répondre à ce défi sont la plupart du temps trouvées dans l’énoncé du problème lui même : si les entreprises françaises ne sont pas compétitives, c’est avant tout parce que le coût du travail est en France beaucoup plus élevé que dans le reste du monde. Une entreprise qui délocalise en Chine va payer ses salariés 20 à 30 fois moins qu’en France, 50 fois moins si elle délocalise en Inde ou au Viêt-Nam.

Pour remédier à ce déséquilibre et mieux lutter contre les délocalisations, il faut donc, nous dit-on, réduire le coût du travail. Nombre d’entreprises jouent d’ailleurs sur cet argument pour obtenir à l’arraché des gels de salaires ou divers dégrèvements, en contrepartie du maintien d’unités de production sur notre territoire.

Mais on voit bien les limites d’un tel chantage. Si la réduction du coût du travail peut à la marge servir d’argument pour éviter une délocalisation dans un autre pays industrialisé dont le niveau de salaires est à peu près comparable au nôtre, elle ne peut en aucun cas changer la donne s’agissant de la très grande majorité des délocalisations, en direction des pays émergeants. En quoi un coût salarial allégé de quatre ou cinq points change-t-il quelque que chose quand de tels écarts de rémunération existent ?

Pire, la stagnation du pouvoir d’achat qui résulte de cette approche de la mondialisation, se répercute directement sur la consommation des ménages. En fin de compte, nous sommes perdants sur les deux tableaux à la fois : d’un côté, nos entreprises ne parviennent de toute façon pas à contenir suffisamment leur masse salariale pour résister aux sirènes des délocalisations ; de l’autre, l’atonie de la demande intérieure est responsable du faible taux de croissance.

Une mauvaise analyse du phénomène de mondialisation

L’enchaînement négatif que nous venons de décrire est la conséquence d’une analyse trop rapide du phénomène de mondialisation. Rappelons quelques faits :

Le poids des grandes entreprises dans l’économie française est considérable. Les 300 plus grandes entreprises totalisent plus de 50 % du volume de nos exportations.  Ces entreprises sont toutes cotées en bourse. Leurs décisions stratégiques sont fortement guidées par un objectif : tenir les promesses de progression de leur chiffre d’affaires et des ratios de rentabilité qu’elles ont annoncé au marché. On pourrait discuter longuement sur un marché mondial des capitaux qui impose à ces entreprises des taux de rentabilité de 15 à 20 %, de tels objectifs sont sans doute incompatibles avec les perspectives de croissance à long terme de l’économie, mais là n’est pas le sujet. Le fait est que pour tenir ces sacro-saints ratios, nos grandes entreprises vont même jusqu’à délocaliser en Inde leurs centres de calcul, en République Tchèque leurs services comptables ou en Tunisie leurs centres d’appels téléphoniques, c’est à dire des activités que l’on croyait voici peu encore protégées. Les en blâmer serait à la fois inutile, cela ne changerait rien à la logique des marchés financiers et dangereux, car cela pourrait dissuader des investisseurs étrangers de s’installer en France.

Ces quelques exemples illustrent une évidence : l’objectif d’une entreprise est de satisfaire ses actionnaires (objectif qui passe également par la satisfaction de ses clients, de ses salariés voire aussi de ses fournisseurs). Une entreprise peut et doit avoir un comportement citoyen là où elle est implantée. Mais face aux règles du jeu de la mondialisation,  exhorter, comme le Gouvernement actuel vient de le faire, les entreprises au patriotisme relève d’un don quichottisme suranné.

Car  la mondialisation ne se réduit pas à la simple internationalisation des économies que nous avons vécue jusque dans les années 80.

Le terme anglo-saxon de globalisation reflète mieux la réalité que nous vivons que celui de mondialisation : l’économie est devenue globale. Les causes sont bien connues, nous ne ferons qu’énumérer les principales :

-         déréglementation des marchés des changes ;

-         libéralisation des investissements étrangers ;

-         volume considérable de capitaux à la recherche de placements rentables, conséquence d’une part, du déséquilibre entre les capacités de financement de certains pays au regard de leurs capacités limitées d’investissement (pétrodollars) et d’autre part du succès rencontré par les fonds de pension et les hedge funds ;

-         enfin et bien sûr, émergence de nouvelles économies qui offrent à ces capitaux des taux de croissance très attrayants.

Dans ce contexte « globalisé », plus de 40 % du capital de nos grandes entreprises du CAC 40 sont passés aux mains d’investisseurs « étrangers », dont la nationalité est d’ailleurs de plus en plus difficile à cerner. On peut certes le regretter pour notre ego national, ou chercher à se consoler en constatant que nos anciens « champions nationaux » demeurent des acteurs mondiaux de premier plan.

Mais l’essentiel n’est plus là : on peut toujours se réjouir que PSA fabrique des voitures en Slovaquie, les vende en Ukraine et verse des dividendes à des fonds de pensions domiciliés aux Bermudes … tant mieux ! Mais ce qui nous importe in fine, c’est de préserver et de renforcer la densité et la vitalité du tissu économique en France.

L’enjeu central de la mondialisation : la compétitivité de la « maison France »

La mondialisation des dix ou quinze dernières années nous entraîne vers un nouveau paradigme : il ne s’agit plus tant d’assurer la compétitivité des entreprises françaises, mais de

la France. Un

pays compétitif retient ses entreprises plus sûrement que des discours politiques incantatoires et attire davantage les investisseurs étrangers. Un pays qui ne l’est pas a en revanche raison de craindre les conséquences de la mondialisation. Les capitaux bougent, les entreprises, les technologies et les brevets aussi, très peu les hommes et encore moins les pays !

Il convient donc de s’interroger sur les critères qui fondent la compétitivité d’un pays :

                                                      

  1. Revenons sur le coût du travail

Il n’est pas tout à fait exact de dire qu’un pays dont le coût du travail est élevé n’est pas compétitif. Il faut distinguer salaires et autres coûts associés au travail :

-         en tant que tel, un niveau élevé de salaires est à la fois un objectif social et un atout économique, car il se traduit par un niveau élevé de demande et d’épargne. Qui dirait que

la Californie

n’est pas compétitive parce que ses salaires sont les plus élevés au monde ? Les salaires sont en général d’autant plus élevés que la productivité du travail l’est également.

-         En revanche, les autres coûts (charges sociales et fiscales) qui pèsent sur le travail représentent un handicap considérable dans ce match que se livrent les pays entre eux pour séduire les entreprises : car contrairement aux salaires, ces coûts ne sont le reflet d’aucun avantage comparatif.  Ils traduisent tout au plus le déficit des comptes sociaux ou une fiscalité pénalisante pour l’emploi.

  1. Le second critère est bien sûr la formation de ses hommes.

Il nous faut revenir un instant sur les conséquences de la mondialisation sur l’emploi. Jusque dans les années 80, le progrès technique se traduisait essentiellement par une automatisation des tâches. Des salariés peu qualifiés en grand nombre étaient remplacés par d’autres salariés pas nécessairement plus qualifiés, mais en  nombre beaucoup plus restreint.

Depuis une vingtaine d’années, le progrès technique change de nature, le dialogue homme – machine devient très complexe, il nécessite des compétences pointues. Les emplois peu qualifiés sont désormais massivement remplacés par des emplois beaucoup plus qualifiés,  toujours en nombre plus restreint. La mondialisation, en mettant les salariés peu qualifiés en concurrence avec d’autres salariés encore moins qualifiés mais surtout payés infiniment moins chers, ne fait qu’amplifier ce phénomène de substitution.

Il est donc exact que la mondialisation creuse dans la population, le fossé entre ceux qui possèdent un solide niveau de formation et les autres. Pour les premiers, la mondialisation, en réduisant les prix des produits importés, gonfle leur pouvoir d’achat. Pour les autres, la mondialisation est lourde de menaces : précarisation, baisse du salaire et en bout de course, perte de l’emploi. Il y a d’un côté  les gagnants et de l’autre, les perdants.

Au niveau collectif, l’amélioration du niveau global de formation est donc un enjeu majeur pour assurer la compétitivité de la « maison France ». Au niveau individuel, c’est un enjeu non moins majeur pour basculer dans le camp des gagnants.

  1. La R

    &D

Le critère de formation est étroitement lié à l’effort de recherche.

Tout d’abord, l’effort de R&D se traduit directement dans  la compétitivité, c’est à dire l’attractivité de

la France. S

’il est vrai que les technologies ne sont plus aujourd’hui l’apanage des pays développés et que les licences s’exportent comme tout le reste, disposer de pôles de recherche puissants et dynamiques signifie toujours avoir des hommes entreprenants sur place et  un savoir faire local qui fait référence et se diffuse dans la population.

De

la R

&D, découle largement notre capacité d’innovation. La mondialisation, on l’a vu, permet d’acheter moins cher ailleurs. Le pouvoir d’achat ainsi dégagé par ces économies, doit pouvoir être réorienté vers de nouveaux usages, de nouveaux produits, qui créent eux même de nouveaux emplois. C’est ainsi que le progrès technique a déplacé les emplois de l’agriculture vers l’industrie, puis de l’industrie vers les services. Si nous n’innovons pas assez, ce pouvoir d’achat ne viendra pas alimenter de nouvelles sources de croissance. La moitié des produits que nous consommerons dans dix ans n’existent pas aujourd’hui. Si nous ne savons pas les concevoir et les développer, d’autres le feront à notre place.

En fonction de notre capacité d’innovation, la mondialisation sera une chance ou une menace subie.

  1. L’environnement global offert par notre pays aux entreprises

Mais il y a bien d’autres critères qui déterminent la plus ou moins grande attractivité d’un pays. L’environnement d’une entreprise est un critère fondamental de sa compétitivité. Un pays est compétitif s’il sait offrir un tel environnement. On citera pêle-mêle :

-         la qualité, la rapidité et la densité des infrastructures de transport ;

-         la stabilité sociale, qui passe par la qualité du climat social ;

-         la qualité et l’accueil dans les services publics ;

-         la qualité et l’accessibilité des services de santé ;

-         la qualité générale de vie, l’environnement ……

C’est un fait, on trouve plus d’entreprises américaines qui investissent dans le sud de

la France

, près d’un aéroport, d’une grande ville universitaire ou d’un centre de recherche que dans une région menacée par la désertification…. Dans le même temps, certaines entreprises commencent à s’apercevoir que l’on ne peut pas tout fabriquer en Inde et s’engagent dans des délocalisations « à l’envers ».

La   compétitivité de

la France

recule dangereusement

La France

dispose de nombreux atouts, largement hérités de son passé. Force est néanmoins de constater que jugée à l’aune des critères qui viennent d’être évoqués, la compétitivité de notre pays s’effrite peu à peu.

Le coût du travail :

Le coût du travail n’est pas plus élevé en France que dans les pays industrialisés. La rémunération des salariés très qualifiés y serait même plus basse que chez nos principaux voisins. En revanche, à salaire net identique, l’ensemble des prélèvements qui pèsent directement sur le travail est beaucoup plus élevé.

La formation :

Si la qualité de notre enseignement scolaire reste en moyenne satisfaisante, des lézardes apparaissent dans notre système éducatif. Le nombre de jeunes qui sortent de l’école sans diplôme ni qualification est important. L’illettrisme gagne du terrain. L’apprentissage répond mal aux besoins des secteurs qui recrutent. 

Plus préoccupant est le sort de l’enseignement supérieur. Dans le classement annuel réalisé par l’Université de Shanghai, on ne compte que trois établissements supérieurs français, le premier occupant la 80ème place.  Les universités françaises sont cloisonnées, leurs maigres ressources sont  émiettées, leur place dans la recherche insuffisante, les partenariats avec les acteurs économiques encore trop rares et sont, quand ils existent, jugés avec suspicion.

L’effort de R&D :

Un chiffre suffit pour illustrer le déclin de

la R

&D en France : la part des dépenses de R&D dans le PIB, tombée en quelques années de 4 à 3 % alors qu’aux États-Unis, elle dépasse 5 %.

L’environnement global :

Les infrastructures de transport représentent un atout indéniable de

la France

dans cette compétition que se livrent les pays. Le positionnement géographique de notre pays, au cœur d’un marché de 360 millions de consommateurs à niveau de vie élevé peut difficilement être remis en cause ! Mais là aussi, l’effort a commencé à se relâcher sans que l’on ne s’en aperçoive immédiatement : certes, les grands axes de communication relient en des temps record  les métropoles françaises aux autres grandes villes européennes, mais l’espace français est de plus en plus inégalement desservi. 

La SNCF

réduit la vitesse de ses trains sur son réseau secondaire car les lignes ne sont pas suffisamment entretenues, l’État transfert aux départements la gestion des routes nationales et à des intérêts extérieurs l’entretien de nos autoroutes. Les grèves à répétition minent la réputation de nos ports et conduisent les industriels à installer leurs plate-formes logistiques à Rotterdam plutôt qu’à Marseille.

Car le climat social pénalise également notre pays. Il n’y a pas plus de jours de grève en France que dans les autres pays européens, mais les mouvement sociaux à répétition dans les secteurs publics minent l’image de notre pays à l’étranger. Les récents événements dans les banlieues ne sont pas nécessairement du goût des investisseurs étrangers. De même les 35 heures, même s’ils sont compensés par une productivité du travail parmi les plus élevées au monde,  participent de cette image de moins en moins flatteuse que renvoie notre pays aux acteurs économiques dans le monde.

Le même constat pourrait être décliné à l’infini : la position de notre pays, si elle reste très enviable en termes relatifs, n’en n’est pas moins en train de se dégrader lentement. Une multinationale choisira

la France

pour son siège européen, si elle sait que ses cadres pourront y être bien soignés en cas de maladie ; or nous allons au devant d’une grave pénurie de chirurgiens, mais aussi d’infirmières.  Une PME s’installera en Lozère si son courrier peut être porté en 24 heures à ses clients allemands ; or

la Poste

supprime des tournées en zone rurale…

Ce rapide tour d’horizon peut sembler hors de propos face aux enjeux de la mondialisation. Il est au contraire au cœur du sujet : il en va de la compétitivité, c’est à dire de l’attractivité de notre pays.

Quelques propositions concrètes pour sortir par le haut

L’objet n’est bien sûr pas ici de dresser un catalogue complet de mesures à prendre, mais très modestement d’esquisser quelques pistes que chacun pourra compléter ou corriger.

  1. Drainer l’épargne vers les projets innovants :

Dans un marché des capitaux mondialisé, les grandes entreprises se financent auprès d’investisseurs internationaux. Les PME innovantes ont un accès limité aux marchés financiers, tandis que les banques refusent de s’engager dans des projets risqués. Pour drainer l’épargne des ménages vers les projets innovants des PME ou des start up, pourrait être créée une société d’investissement, entièrement spécialisée dans le financement de ces projets, fondée à travers un partenariat entre grandes banques et investisseurs institutionnels. Cette société d’investissement serait suffisamment capitalisée pour entrer au CAC 40. Son rôle serait beaucoup plus décisif que les trop discrètes sociétés de capital risque existant aujourd’hui.

  1. Rééquilibrer les prélèvements obligatoires pour ne pas pénaliser le coût du travail :

- en rendant les cotisations sociales (y compris

la CSG

) beaucoup plus progressives, afin d’alléger le coût des bas salaires, et donc de moins pénaliser le travail peu qualifié par rapport aux autres pays européens ; les entreprises étant prêtes à mettre le « juste prix » pour les emplois supérieurs à productivité très élevée ;

- en transformant, comme l’a proposé François Bayrou,

la CSG

en une cotisation sociale universelle assise sur l’ensemble de la valeur créée par l’entreprise et non comme c’est le cas aujourd’hui, uniquement sur la valeur créée par le travail ;

- en fiscalisant le financement de la santé et de la politique familiale, car les entreprises ne peuvent pas supporter les dépenses de solidarité en France alors qu’elles en sont exonérées dans de nombreux pays ;

- en créant une fiscalité résolument moderne, c’est à dire simple, lisible (en supprimant les nombreux effets pervers que nous connaissons), stable… et donc attractive. Une telle réforme fiscale mettrait toutes les formes de revenus sur un pied d’égalité, à l’instar de

la Slovaquie

qui vient d’être félicitée par l’OCDE pour avoir établi un taux uniforme de 19 % sur tous les prélèvements (TVA, impôt sur le revenu, sur les sociétés…).

  1. Créer un service public de la formation doté de moyens puissants

De nombreux organismes interviennent aujourd’hui à divers titres, sous divers statuts, avec des finalités différentes, de façon non coordonnée : ASSEDIC, ANPE, APEC, … L’idée consisterait en la création d’un grand service public, sur le modèle scandinave, qui regrouperait tous les moyens existants, mais dont la gestion serait décentralisée par bassin d’emploi. Il s’agirait d’accompagner tous ceux qui le souhaitent tout au long de leur vie professionnelle, en les aidant  à articuler leur projet personnel avec les besoins du marché et les formations qui en résultent. Pour cela, ce grand service public aurait non seulement une connaissance complète des opportunités du moment, mais surtout aurait une vision prospective sur les emplois de demain. L’objectif ne serait donc pas seulement d’accueillir les chômeurs qui sont déjà dans l’impasse parce que leur qualification ne correspond plus aux besoins du marché. La mission de ce grand service public serait d’anticiper, de prévenir autant que de guérir.

Conclusion :

La mondialisation est une réalité incontournable. Elle n’est en soi ni bénéfique, ni néfaste pour un pays comme le nôtre.

D’un côté, elle menace les emplois peu qualifiés en les confrontant à la concurrence de gisements inépuisables de main d’œuvre à très bas coût. De l’autre, elle crée chez nous des opportunités de consommations en réduisant le prix des biens importés et offre des débouchés  pour des produits et des services sophistiqués dont les pays en développement ont besoin pour nourrir leur croissance.

Globalement, l’action naturelle des forces qui sont en jeu dans la mondialisation a pour conséquence d’accroître le fossé qui existe déjà entre les gagnants et les perdants.

Il appartient donc aux pouvoirs publics de se mobiliser pour corriger ce jeu naturel afin que la mondialisation devienne une chance réelle pour notre pays, comme elle l’est pour les pays émergeants, et pour empêcher ce fossé de se creuser davantage.

La mondialisation peut être porteuse de grandes opportunités pour

la France

, pour peu que l’on ne se trompe pas de diagnostic et que l’on cesse de répondre aux nouveaux défis avec les réponses du passé. Il s’agit de redresser la compétitivité de la « maison France ».

Pour réduire le fossé entre les victimes de la spirale « baisse des salaries , précarité, licenciements » et tous les autres, il est indispensable que la formation à toutes les étapes de la vie, devienne une priorité absolue. Et comme il serait naïf de croire que tous les Français seront en mesure d’accéder à des emplois hautement qualifiés, il faut en parallèle exploiter les nombreux gisements d’emplois qui existent dans les services de proximité, activités qui ne sont pas directement confrontées aux défis de la mondialisation, à faible productivité et donc à fort contenu en emplois (mais là n’était pas l’objet de cette note).

Or comment les Partis politiques réagissent-ils ?

D’un côté le Parti Socialiste, pour l’essentiel, s’en remet aux recettes d’antan : refus des inéluctables réformes structurelles, protection illusoire des secteurs menacés et des emplois condamnés, fossilisation du code du travail.

De l’autre, l’UMP considère  dans l’ensemble qu’il suffit de déréglementer et de s’en remettre aux lois du marché pour tirer tous les fruits de la mondialisation et ne voit pas que la compétitivité de la « maison France » requiert un engagement très fort de l’État.

Sans parler des extrêmes gauche et droite, pour une fois réunies pour nier la réalité du monde et se réfugier dans le rêve d’une France repliée sur elle-même et à l’abri des « méchants » qui nous entourent.

L’UDF dispose dans ce débat essentiel d’une carte majeure : Les valeurs de responsabilité et de solidarité que nous portons sont au cœur du projet que nous construisons. Responsabilité pour les citoyens, dont l’esprit d’innovation et doit pouvoir se déployer sans contraintes, responsabilité pour l’État, qui doit restaurer la compétitivité et l’image de « l’entreprise France », mais aussi solidarité pour partager les risques pris par tous ceux qui prennent des initiatives et pour accompagner la reconversion des hommes vers les secteurs qui gagneront demain.

Laurent BOURQUIN

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